La Phénoménologie
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La Phénoménologie

La Phénoménologie comme solution radicale retenue à la question de l’origine de la conscience.

Article suivant l’analyse faite par “Michel Bitbol” Directeur de recherche au CNRS. Philosophe de l’esprit et de la conscience, Centre de Recherches en Epistémologie Appliquée CREA/Ecole Polytechnique.

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C’est donc à ce jour, cette approche de réduction phénoménologique du problème de la conscience qui est retenue comme la plus sérieuse pour ce blog, parce que du point de vue épistémologique elle est basée sur des certitudes et non des hypothèses.

Je vous renvoi également à mon article « Qu’est-ce qu’une certitude scientifique ?« 

La conscience est assez généralement traitée comme un non-problème notamment par les neuroscientifiques et les matérialistes. En tant qu’émanation du cerveau, elle est pour eux réduite à la matérialité de l’organe. Est-ce qu’un chirurgien aurait-il déjà vu un jour une “idée” en opérant un cerveau ? Boutade de Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste réanimateur. À quel endroit du cerveau se trouve la conscience exactement ?  Ils ne le savent pas encore, mais pensent que les progrès de l’imagerie médicale ne tardera sans doute pas à nous l’apprendre : simple question de temps. Pour Michel Bitbol, c’est un peu plus compliqué que cela. Car sur l’expérience vécue de la conscience, les sciences ne nous apprennent rien. Elles la laissent derrière elles, intacte et toujours mystérieuse. Or du point de vue épistémologique, le propre de la conscience est d’être questionnée en dernier ressort par une conscience : celle du philosophe ou du métaphysicien, et c’est à lui que revient en définitive le bouclage rétroactif de penser cette expérience. Épistémologique, car en tant que scientifique, il ne pourra se risquer à l’interroger sans se remettre lui-même en question. En philosophe et scientifique donc, Michel Bitbol en appelle en préalable à la réduction phénoménologique du problème de la conscience, la mise entre parenthèses de son existence empirique et la recherche de son essence. Mais il entend également ouvrir le champ de sa recherche aux sciences physiques, donc se tenir au fait de leurs avancées, et aux autres approches de la conscience que sont la méditation ou les démarches de pleine conscience.

Avant de traiter le sujet de cet article qu’est la Phénoménologie, nous allons au préalable grâce au brillant esprit de Michel Bitbol passer en revue les principales doctrines qui traitent de la réalité de notre monde.

Etude des principales doctrines existantes

Monisme et dualisme

Tout d’abord je vais expliquer un couple de terme qui sont le “monisme et dualisme”.

D’abord, le dualisme, qu’est-ce que le dualisme ?

Le dualisme c’est la séparation entre deux entités qui sont selon cette doctrine, censées être totalement distinctes l’une de l’autre et surtout incommensurable l’une avec l’autre. Ce serait par exemple l’âme et le corps, l’esprit et la matière, la chose étendue et la chose pensante pour parler comme le Philosophe René Descartes.

Précision à propos de “la chose étendue et la chose pensante” La chose étendue est le monde de la réalité physique celui de la matière, le monde manifesté. La chose pensante est le monde quantique, celui de la conscience, non manifesté.

Ces deux entités sont censées à la fois être extrêmement différente l’une de l’autre et à ce point différente qu’on se demande comment elles peuvent communiquer l’une avec l’autre. Ça c’est le grand problème du dualisme justement. Alors comment est-ce que l’idée même du dualisme a pas pu arriver à l’esprit des êtres humains ? C’est tout simplement en réfléchissant à l’indépendance apparente entre des événements qui relève de la pensée, de l’imagination, du rêve et des événements qui relèvent de la perception ceux qui sont perçus sont dits relever par exemple de la chose étendue ou de la matière et ceux qui relèvent justement de la pensée de l’imagination et du rêve appartiennent au domaine de l’esprit de l’âme ou encore de la chose pensante.

Et par ailleurs la doctrine qui s’oppose au dualisme, c’est le monisme.

Le monisme qui dit en vérité, il n’y a qu’une seule chose, donc il y a une homogénéité totale dans le monde. Mais du coup ce monisme nécessite d’être clarifié un peu parce que ce n’est pas clair.

En effet, quelle entité existe ? Si une seule entité existe alors évidemment, la première idée qui vient à la suite justement de cette doctrine dualiste, c’est d’accorder l’existence à chaque fois à l’une des deux entités qu’on a séparé au début. Par exemple on dira tout ce qui existe, c’est la matière ou bien tout ce qui existe c’est l’âme ou c’est l’esprit.

Donc il y aura d’un côté un monisme matérialiste de l’autre un monisme idéaliste, mais il ya une troisième possibilité qui est peut-être la plus intéressante, qu(un certain nombre de penseurs parmi lesquels le physicien et philosophe Autrichien du 19e siècle Ernst Mach celui qui a donné d’ailleurs son nom à la vitesse du son “Mach 1, Mach 2 etc.” bref, ce philosophe et d’autres après lui ont considérés qu’il existait une forme monisme qui était unique et qui surtout faisait référence à une entité qui était, ni esprit, ni matière, ni âme, ni corps, mais à partir de laquelle pouvait provenir ces deux entités. Mais ces deux entités, cette fois ne sont plus pensées comme des entités, puisqu’il n’y a en fait qu’une seule chose qui existe, une seule entité, c’est ce domaine neutre alors qu’on n’a pas d’ailleurs encore nommé, mais puisqu’il y a seulement ce domaine neutre, alors on peut se demander comment les deux autres entités qui sont “l’âme et le corps”, “l’esprit et la matière” viennent à exister. Alors là l’une des possibilités qui justement a été expliquée par Ernst Mach, c’est là qu’on va commencer à nommer cette surface neutre à partir de laquelle vont apparaître à la fois “l’esprit et la matière” et “l’âme et le corps” et bien qu’est ce qui existe d’après Mach, c’est uniquement le champ du sensible, des sensations.

A partir de là, on peut former de ses sensations, divers types de complexes. Des complexes qui auraient le comportement des corps matériels et des complexes qui auraient le comportement biographique d’êtres humains pensants et vivants. Donc en réunissant l’expérience sensible sous diverses principes d’organisations, on va réobtenir l’équivalent de l’esprit et l’équivalent du corps.

Une autre possibilité, c’est le Spinozisme

Le Spinozisme indique qu’il n’y a qu’une seule chose, c’est la substance cause de soi que Spinoza appelle également Dieu, mais toujours sans la connotation personnaliste des religions et de cette substance cause de soi émerge deux aspects ou deux attributs comme le dit Spinoza ; l’attribut étendu et l’attribut pensée et donc d’une seule chose proviennent deux aspects.

Autre doctrine ; le réalisme

Réalisme : réalité extérieure à la conscience

Le réalisme c’est d’abord une doctrine métaphysique qui nous dit qu’il y a quelque chose qui est complètement indépendant de nous et que nous cherchons à connaître. Donc il y aurait une réalité indépendante, une réalité extérieure. Alors ça, c’est une doctrine et en même temps il faut faire attention parce que d’une certaine façon dire simplement que le réalisme consiste à affirmer qu’il y a une réalité, c’est très faible et l’idéalisme du coup pourrait à tort passer pour une forme de réalisme puisqu’en disant “il y à une réalité, la seule réalité c’est la conscience, c’est l’esprit, c’est l’expérience vécue” alors que la forme de réalisme traditionnel métaphysique ce n’est justement pas ça, ce n’est justement pas de dire “il y à une réalité qui est l’esprit, la conscience externe, mais il y a une réalité extérieure à la conscience” Voilà ce qu’est le réalisme métaphysique.

Il est utile de rappeler que l’une des variantes du réalisme métaphysique consiste à dire comme Berkeley philosophe immatérialiste que la réalité extérieure ne consiste pas en un objet matériel mais elle consiste en un Dieu d’après Berkeley qui serait capable lui de provoquer en nous l’idée des corps matériels. Donc la réalité ici elle est extérieure à nous, elle n’est pas réductible à notre conscience, à notre esprit, mais pourtant elle n’a rien à voir avec les corps matériels, elle est une entité qui suscite en nous l’idée qu’il y a là bas des corps matériels.

Donc, c’est une forme un peu particulière de réalisme qui ne peut plus être soutenue aujourd’hui eu égard aux découvertes de la mécanique quantique liées notamment à l’intrication non locale et atemporelle. 

Réalisme : scientifique et ou métaphysique

Il existe encore une autre version du réalisme qui est le réalisme scientifique cette fois alors ça peut coller effectivement avec le réalisme métaphysique qui consiste à dire “il y a là-bas à l’extérieur une réalité à connaître” mais le réalisme scientifique affirme un peu plus que ça. Il affirme que les sciences sont capables de donner une représentation fidèle, plus ou moins fidèle ou asymptotiquement fidèle au fur et à mesure que l’histoire des sciences avance de cette réalité extérieure et donc l’idée serait que les sciences seraient une manière de miroir de la nature elles seraient capable de capturer quelque chose en elles, dans leur théorie de la forme de la nature mais ce réalisme scientifique lui s’oppose à autre chose que l’idéalisme, il s’oppose à des thèses sur la connaissance scientifique, qui n’en font pas une représentation d’une réalité extérieure, par exemple ça pourrait être l’empirisme ou alors l’instrumentalisme.

L’empirisme ce serait de dire “la connaissance scientifique c’est simplement une manière économique d’ordonner les faits ou d’ordonner les phénomènes”.

L’instrumentalisme pour sa part est un autre opposé du réalisme scientifique, qui consiste à dire que les théories scientifiques sont seulement des instruments de prévision des phénomènes et rien d’autre. C’est plus que des simples dispositifs de mise en ordre des phénomènes mais c’est beaucoup moins que des représentations d’une réalité qui serait au-delà des phénomènes.

Autre doctrine ; l’idéalisme “existence exclusive”

L’idéalisme, on pourrait le définir comme une doctrine de la réalité de l’un des deux termes qui sont opposés par le dualisme. Nous avons vu que les deux termes qui s’opposaient par dualité, c’était “esprit vs matière”, “âme vs corps” ou “la chose pensante vs la chose étendue”.

L’idéalisme c’est une doctrine de l’existence exclusive du premier domaine, c’est à dire le domaine de l’esprit ou le domaine de l’âme.

Donc c’est une forme de doctrine métaphysique au même titre que le réalisme métaphysique, elle prône l’existence de quelque chose par opposition à autre chose. L’esprit existe, l’âme existe, mais pas les corps ni la matière. Donc c’est une doctrine métaphysique, également une doctrine qui s’avance sur le domaine de savoir qu’est ce qui existe, qu’est ce qui n’existe pas.

Autre doctrine ; le réductionnisme

Alors le réductionnisme, c’est une doctrine, mais une doctrine pratique qui a été très importante pour le devenir de la science à partir du 19ème siècle. Cette doctrine affirme que finalement tous les termes théoriques concernant un domaine d’organisation de grande échelle par exemple le domaine d’organisation des êtres vivants peut être traduit en des termes qui relèvent d’un domaine d’organisation plus microscopique plus simple, plus accessible à des méthodes par exemple de la physique ou de la chimie.

Donc les termes concernant les êtres vivants, le métabolisme, les mouvements des corps, les comportements seraient dans ce cas réductibles à des termes concernant la chimie des cellules, ou la physique des molécules qui constituent les cellules et ainsi de suite.

Donc on réduirait tous les termes de la biologie aux termes de la chimie qui eux-mêmes seraient réductible aux termes de la physique.

Et ensuite dans l’autre sens, on espère pouvoir déduire des comportements élémentaire des entités physiques, par exemple les atomes, par exemple les particules élémentaires ou des entités élémentaires de la chimie, c’est à dire les molécules, les comportements des êtres beaucoup plus organisés que cela à savoir les êtres vivants.

Autre doctrine ; l’éliminativisme

Et ceci s’oppose à une autre doctrine qui est peut être encore plus radicale que le réductionnisme qui s’appelle l’éliminativisme.

L’éliminativisme consiste à dire “en vérité tous les termes concernant les niveaux d’organisations élevés comme le niveau biologique, voir le niveau psychique sont des termes incorrectes, sont des termes approximatifs, sont des termes que l’on devrait abandonner, parce qu’ils sont trop flous, beaucoup trop vague et donc on devrait les mettre de côté complètement, au profit des termes concernant les théories de niveau inférieur comme les théories physiques ou chimiques.

Enfin La phénoménologie “l'évidence ultime”.

Définition : C’est la connaissance des phénomènes, c’est le savoir précis de la naissance des conceptions d’objets dans l’expérience vécue.

La phénoménologie n’est pas véritablement une science, ni une doctrine, ni une discipline au sens traditionnel du terme, c’est pratiquement une attitude, une manière d’être.

Une manière d’être qui consiste à suspendre le jugement sur tout ce que l’on croyait acquis aussi bien dans le domaine des sciences que dans le monde quotidien et d’en revenir à l’évidence ultime.

L’évidence ultime qui est simplement que quelque chose se donne. Quelque chose se présente, quelque chose se manifeste, il y a du manifeste.

C’est très faible comme certitude, mais c’est suffisant, alors qu’à contrario les chercheurs neuroscientifiques sont incapable d’apporter la preuve ou l’explication selon laquelle la conscience émergerait du cerceau. Comment (toujours selon ces matérialistes) une conscience immatérielle puisse émerger de cerveaux qui seraient eux considérés comme “réels” et existants de manière physique, solide, indépendamment de la conscience. C’est lorsque l’on pose la question ainsi, qu’on la rend absolument insoluble.

Cette attitude, cette manière d’être a eu probablement son ancêtre chez René Descartes. En effet, dans les deux  premières méditations métaphysiques de Descartes, vous trouvez l’attitude du doute hyperbolique. “Je doute de tout, je doute que cette table existe intrinsèquement, indépendamment de moi, je doute que ces êtres humains que je vois se déplacer au loin aient une existence indépendante et ainsi de suite…” Réf aussi au livre “Un cours en miracles”

“Je doute même des vérités mathématiques, il va très loin parce que tout cela pourrait mettre qu’un songe, mais que reste-t-il après tout ça ? Il reste la commotion de se rendre compte que je suis malgré tout en train de douter, je suis doutant, il y a doute, il y a cette expérience. Cette espèce d’évidence que je ne peux pas éviter, aussi loin que soit allé mon doute, il reste le doute lui-même.

Et donc, il reste une expérience, et bien cette démarche phénoménologique dit qu’effectivement l’ultime évidence c’est cette évidence de l’expérience vécue.

A partir de là on doit tout pouvoir reconstruire mais  de façon méthodique avec toujours le coefficient de suspension initiale on doit pouvoir reconstruire les croyances du monde quotidien dans la croyance dans les choses qui nous entourent dans les autres êtres etc. On doit pouvoir reconstruire les vérités scientifiques. On doit pouvoir reconstruire les lois de la nature et ainsi de suite. Donc tout doit être reconduit à cette évidence ultime quasiment fulgurante qui est celle de l’expérience présente. Voilà ce qu’est la phénoménologie.

La phénoménologie c’est aussi lorsqu’on a eu notre mouvement d’attention reconduit à cette expérience présente et bien on va pouvoir la décrire de façon très fine. On va pouvoir décrire non pas les choses qui sont censées nous entourer, mais ce que l’on vit des choses, ce que nous vivons des choses, ce que nous vivons tout court et ça on va pouvoir le décrire pendant des pages et des pages et des pages. C’est l’expérience de l’être et non du faire.

Voilà ce qu’est la phénoménologie, c’est une attention exquise à l’expérience, une fois que le geste de la suspension du jugement nous a reconduit justement à cette expérience.

Pourquoi la phénoménologie est-elle une solution radicale à la question de l’origine de la conscience? Il s’agit d’une solution radicale parce qu’elle consiste à se rendre compte que la question elle-même est enracinée dans la conscience qui la pose. La question de l’origine de la conscience à un acte de conscience présent pour origine et donc cette question de l’origine de conscience s’aperçoit qu’elle est circulaire, qu’elle renvoie à elle-même, qu’elle se manifeste en elle-même.

En définitive, toutes les questions habituellement posées par les réductionnistes, les matérialistes, les physicalistes, les neurobiologistes etc. sur le lieu, ou les circonstances, ou les processus de l’origine de la conscience sont considérés comme circulaires et au sens péjoratif du cercle vicieux, parce qu’ils oublient que l’origine même de la question est l’acte de leur propre conscience au moment où ils la posent.

Donc, la réponse de la phénoménologie à la question de l’origine de la conscience, ce n’est pas la conscience dont il faut se poser la question de l’origine, mais c’est la conscience qui est l’origine de tout y compris de la question sur sa propre origine. « Michel Bitbol »

Voir aussi un extrait de l’article d’Etienne Klein qui traite ci-après du néant et de la référence également circulaire de l’origine.

Nous sommes incapables de penser le néant,

Nous sommes incapables de penser le néant comme le disait Henri Bergson. En effet, le néant ou l’idée de néant est une idée qui est destructrice d’elle-même. Autrement dit, on ne peut penser le néant et le concevoir que si on n’y pense pas. Puisque dès qu’on pense le néant par tous les stratagèmes qu’on peut imaginer, on en fait immédiatement quelque chose, qu’il ne peut pas être. On va lui attribuer une substantialité, une spatialité, peut être une forme, on va le faire être, on va le faire exister d’une certaine façon, ce qui contredit l’idée même de néant. Et donc le néant n’est pensable que si on n’y pense pas. Puisque penser le rien, n’est jamais pensé à rien.

Et c’est ça qui rend la mort impensable, si on l’assimile au néant. Donc on ne peut la penser que si on la distingue du néant, c’est à dire si on imagine qu’elle se produit dans un contexte qui lui ne meurt pas. Par exemple quand je meurs, mes atomes ne meurent pas, parce qu’ils n’ont jamais été vivants. C’est juste pour mon « moi intérieur » la fin de l’illusion.

On ne peut penser la mort qu’en imaginant que quelque chose autour de cette mort ou avec cette mort ne disparaît pas.

De même qu’on ne peut penser l’origine de l’univers,

Penser l’origine de l’univers qu’en imaginant qu’avant l’univers il y avait quelque chose qui a pu créer l’univers. Pour la même raison, on ne peut pas penser le néant,

Penser l’origine de l’univers, qu’avant le Big-Bang, il n’y avait rien, c’est penser ; « comment l’absence de toute chose, c’est à dire le néant est devenu quelque chose ». Absurde.

Et à chaque fois que l’on tente d’expliquer l’origine de l’univers, on prononce des phrases qui contredisent l’idée même d’une origine de l’univers.

On dit par exemple à l’origine de l’univers, il y avait le vide quantique ou une collision de trous noirs ou Dieu ou des lois physiques, peu importe l’explication, toutes ces phrases contredisent l’idée même que l’univers a une origine.

Parce que dès que la chose que l’on situe en amont de toutes les autres a toujours été là, signifie qu’il y a toujours quelque chose avant l’univers et donc confirme que l’univers n’a pas d’origine. 

Pourquoi ?

Parce que toute chose qu’on met en avant, est elle-même l’effet d’une cause antérieure qui l’a produite et ce n’est pas l’origine.

Donc à chaque fois qu’on nomme l’origine de l’univers ont dit quelque chose qui contredit l’idée que l’univers ait une origine.

Et cela est vrai avant tout pour la conscience à partir de laquelle l’univers se manifeste.

Rétrocausalité

Passionné de métaphysique, notamment de mécanique quantique, et "Phénoménologue" de la conscience. La phénoménologie n'est pas véritablement une science, ni une doctrine, ni une discipline au sens traditionnel du terme, c'est pratiquement une attitude, une manière d'être. Une manière d'être qui consiste à suspendre le jugement sur tout ce que l'on croyait acquis aussi bien dans le domaine des sciences que dans le monde quotidien et d'en revenir à l'évidence ultime. L'évidence ultime qui est simplement que quelque chose se donne. Quelque chose se présente, quelque chose se manifeste, il y a du manifeste. C'est très faible comme certitude, mais c’est suffisant. C’est donc à ce jour, cette approche de réduction phénoménologique du problème de la conscience qui est retenue comme la plus sérieuse pour ce blog, parce que du point de vue épistémologique elle est basée sur des certitudes et non des hypothèses. Pour se diriger en tant qu'acteur de sa vie, au lieu de victime, il est préférable de s'appuyer sur des certitudes que des hypothèses.

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